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Grenier d'un écrivain en herbe
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L'expédition sur Éris

Eris-et-Dysnomia.jpg

Vue d’artiste d’Éris

 

*67ème Lettre : « je le regardais, impuissant, être en proie à une horrible souffrance indescriptible »

 

Josh Baker

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Prologue

 

 

    Il était en proie à une vive inquiétude depuis peu, plus exactement depuis que le gouvernement américain avait augmenté la pression. Il n’a jamais été partisan des petits assauts. D’autant plus que là, c’était en terrain hostile que ledit assaut aurait lieu, plus précisément sur Éris ; une exoplanète réellement découverte en 2005.

Et s’il désobéissait aux ordres du gouvernement ? Et si l’assaut n’était pas lancé parce qu’il l’aurait ordonné ?

Les conséquences seraient simples. James serait destitué de ses fonctions de Gouverneur de Badoc et un nouveau gouverneur le remplacerait à la tête de la colonie spatiale.

Voilà une pensée qu’il désirait chasser de sa tête plus que toute autre, tant elle lui inspirait une profonde frayeur. Un quelconque relèvement de ses fonctions lui apparaissait comme impensable. Cette maudite inquiétude, le rongeait à présent jusqu’à l’os.

______________________________________________________________________________________________

 

Chapitre premier

 

L’assaut sur Éris

 

1

 

 

    La créature se releva – sans tenir compte de ses blessures – et s’avança vers Zulich. Nous avions tous peur, très peur d’y passer, mes hommes plus que moi. A partir de cet instant, je savais que le sergent Dawson ne me reviendrait pas vivant et c’est pourquoi lorsqu’il est parti, j’ai salué avec bravoure son courage et sa détermination. Brusquement, un puissant faisceau blanc – vif comme l’éclair – jaillit de la gueule de la bête et frappa Zulich. Ce que je vis par la suite, dépasse l’entendement. Je vis une sphère d’une grande luminosité entourer mon compagnon d’armes. A l’intérieur, devenu prisonnier de ladite sphère, je le regardais, impuissant, être en proie à une horrible souffrance indescriptible.

Plus étrange encore, aucun son ne parvenait à nos oreilles. C’était comme si cette sphère lumineuse retenait prisonnier le son tout comme elle gardait captif Zulich.

Quoiqu’il en fût, je voyais sa bouche crier toute la souffrance endurée et son corps se tordait de plus en plus. Puis, soudainement pour une raison inconnue, la sphère se rétracta sur elle-même et, dans la foulée sur Zulich. Je le vis disparaître dans l’écrasante masse lumineuse de la sphère. Cela m’a fait vraiment mal au cœur de savoir qu’un de mes meilleurs hommes venait de mourir devant mes propres yeux. […]

Nous sommes restés cachés derrière le rocher protecteur durant une bonne minute, le temps que la créature s’en aille ailleurs. Lorsqu’elle fut partie, j’ai lâché un grand mais discret soupir Je fus imité par mes hommes qui, – je pense, ont reçus leur dose d’émotion pour la matinée. Ne voulant pas perdre de temps, nous nous sommes relevés avec la plus grande prudence et avons continués notre marche en direction d’Aratolyn’dy, la capitale du peuple Nérudien.

 

*

 

    Après cette éprouvante situation et trois heures de marche à travers des paysages caillouteux et escarpés, nous avons atteint la ville d’Aratolyn’dy – capitale – du peuple Nérudien. Cette gigantesque ville adoptait la forme d’un « ananas » et devait être formée de je ne sais combien d’alcôves. Nous avons effectués nos observations à l’abri d’un pan de roches. Cette ville était très active, elle fourmillait de vie extraterrestre. […] Compte tenu de ce qu’ils avaient infligés au sergent Dawson, je n’avais que haine et antagonisme à l’égard de leur foutue civilisation nérudienne. J’ordonne qu’un rapport soit établi sur cette première observation. Nous retournons au campement fortifié. Durant le chemin du retour, je donne l’ordre au soldat de première classe Jeffrey Wellington, de me rédiger ce rapport d’observation dès que nous serons en arrivés à la base. […]

Dès que nous sommes rentrés à la base et que la porte-laser placée entre deux portes blindées fut verrouillée, nous nous sommes sentis sous une meilleure protection. Le soldat Wellington s’est empressé de rejoindre son quartier pour s’affairer à la rédaction du rapport d’observation, pendant ce temps je me rends au bureau du lieutenant John Davis qui a demandé à me voir.

Je toque. On me répond. J’entre.

« Eh bien, vous n’avez pas tardé Caporal déclara le lieutenant Davis, je salue votre ponctualité.

– Je vous remercie de ce compliment, monsieur.

– Bien, venons-en au motif de votre venue. Caporal, vous savez sans doute que depuis quelques jours, le gouvernement accentue sa pression sur Badoc, qui est responsable de nous. Ils exigent que d’ici quatre jours la capitale de ces aliens soit réduite au silence.

– En effet, monsieur, je suis au courant.

– Bien que je sache qu’il vous sera difficile de tenir les délais demandés – Baker, je ne peux me permettre de décevoir mon gouvernement, faute de quoi ils me relèveraient de ma fonction.

– Vous n’avez rien à craindre, monsieur, moi et mes hommes réussirons cette mission dans les temps.

– Je savais que je pouvais compter sur vous et votre volonté d’acier, Caporal. Vous pouvez disposer. »

J’ai salué le lieutenant et suis parti rejoindre mon alcôve.

 

*

 

    Sur le retour, ma pensée était axée autour de cet épineux problème, comment effectuer correctement une mission habituelle de cinq jours en quatre jours ? Ce problème relevait de l’impossible, mais je ne pouvais me résoudre à décevoir les espoirs qu’a posés le lieutenant sur moi. Dans mon alcôve je continuais à réfléchir sur le sujet. La nuit se révéla quelque peu agité. Je repensais à la mort tragique du sergent Dawson qui me tourmentait plus que tout et à l’épineux problème qui se posait à moi. Le lendemain, mon réveil matinal à 5 heures 30 du matin ne m’apporta aucune réponse satisfaisante pour éradiquer ce parasite qu’est le Problème.

Aussi singulier que cela puisse paraître les heures défilèrent sans que je ne puisse les voir. Je vis seulement la masse poussiéreuse que leurs rapides mouvements avaient brassée. C’est ainsi que lorsque ce fut l’heure habituelle du petit-déjeuner, une heure plus tard, je fus le premier présent au self.

Durant tout ce temps, je suis parvenu à trouver une solution pour que la réussite de la mission soit assurée. Mes espoirs étaient fondés sur le stock, - fort bien scellé, de combinaisons illusoires. Le concept est simple. Une fois que l’on a revêtu une de ces combinaisons, il suffit de déclarer oralement l’apparence de la personne (ce concept ne s’applique uniquement pour les êtres bipèdes) et vous pouvez être le clone parfait de quiconque.

Les soldats arrivèrent peu à peu et s’étonnèrent de me voir de si bonne heure au self-service. En effet, j’avais pour habitude de me présenter en ce lieu parmi les derniers, c’est-à dire parmi les plus gradés. Le repas, lui aussi, passa vite, tel un éclair. Après cette prise de calories matinale, je suis retourné dans mon alcôve. J’ai sauté dans mes habits de bon gradé que je suis et me suis rendu au bureau du lieutenant Davis, bien décidé à lui expliquer la solution que j’avais trouvé.

Je toque.

« Entrez. Eh bien caporal Baker, qu’y a-t il de si important pour que vous veniez me voir de si bonne heure ?

– Monsieur, je pense avoir trouvé la solution adéquate pour faire tenir la mission initiale de cinq jours dans les quatre prévus.

– Fort bien ! Détaillez la moi dans ses plus brefs détails. »

Je m’efforçais de contenir la joie qui m’envahissait et me lançais dans l’explication.

« Pour infiltrer le peuple nérudien sans obstacles, j’ai songé au stock – aux quantités faibles mais non négligeables – de combinaisons illusoires. Celles-ci se trouvent dans l’entrepôt C, comme vous le savez.

– En effet, je suis au courant de l’existence de ce stock.

– Bien. Vous savez sans doute, lieutenant, que ces combinaisons réagissent de manière surprenante lorsqu’elles sont au contact de la matière organique. Elles permettent à quiconque en enfile une, de prendre l’apparence de n’importe quel autre être bipède. Nous, par exemple.

– Pour conclure, vous comptez en faire usage dans le cadre de la mission qui vous a été assignée ?

– Oui mon lieutenant.

– Caporal Baker, puisque vous êtes un homme de confiance, je vous permets d’utiliser le nombre de combinaisons dont vous aurez besoin pour mener à bien votre mission.

– Je vous remercie, monsieur.

– C’est tout à fait normal pour un supérieur de venir en aide tout homme bloqué dans l’impasse du temps.

– A présent que le problème est en parti résolu, vous pouvez prendre congé, Baker. »

 

2

 

    Le fait que le lieutenant Davis et le caporal Baker entretiennent de si bons rapports n’étonnaient personne sur la base. Les deux hommes se connaissaient bien, car le père de Josh Baker était un ami de longue date du lieutenant Davis. Josh se souvenait de la première fois qu’il avait vu John Davis, c’était il y a vingt-cinq ans. A l’époque, John Davis, - du haut de ses vingt-neuf ans, n’était que Maréchal des logis. Mais il s’en félicitait déjà comme d’une prouesse de ce qu’il appelait son génie intérieur.

Vingt ans ont passés depuis cette première entrevue, mais les liens amicaux se sont vus renforcés avec le temps. Désormais, ils sont durs comme de l’acier. […]

 

*

 

    La solution étant trouvée, il fallait à présent faire les préparatifs avant de partir en mission. Le caporal Baker avait carte blanche pour arriver à la réussite finale. Il dépêcha dix hommes et prit le nombre suffisant de combinaisons illusoires, afin qu’aucune ne manque le moment venu. Tout était prêt lorsque l’homme décidé de retourner à son alcôve sans dire mot à ses soldats. Une fois seul, isolé de tous, Josh Baker s’agenouilla puis alluma deux cierges dédiés à la Sainte Vierge. Puis il pria longuement. Dans la cour extérieure, les hommes s’impatientaient. Ils dépêchèrent l’un d’eux pour aller voir si le caporal était réellement prêt pour le grand départ. Au même instant, celui-ci reparut, épargnant au soldat venu le voir, le trajet dédaléen de la base.

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C
<br /> <br /> bah dis donc, ça c'est du début! Je viens de lire le prologue et le début du chap 1, et ça promet : une action militaires menée contre la volonté du chef, et une créature destructrice... Suspense<br /> : comment en est on arrivé là ?<br /> <br /> <br /> J'ai relevvé deux fautes pour t'aider :dans les toutes premières lignes : avait augmenté, et non augmenta (concordance des temps) toute autre (tu as mis tout),<br /> <br /> <br /> a bientôt !<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
A
<br /> <br /> Merci, ô fidèle lectrice !<br /> <br /> <br /> <br />