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Grenier d'un écrivain en herbe

Les Attentats du 11 septembre

 Tours-Jumelles.jpg

 

   New York le 12 septembre 2001

 

  « Je me souviens du cataclysme qui frappa notre bonne vieille Amérique hier à peine. Je vais m'armer de courage, car je vais vous le raconter. Ce jour-là je prenais le taxi comme à mon habitude pour me rendre à mon lieu de travail qu’est le WTC 1. Comprenez le World Trade Center 1.  Quand je suis arrivé, il était huit heures et quart. Je suis descendu du taxi, j’ai donné le pourboire au chauffeur : 2.75$, et je suis rentré dans la tour. Je me suis présenté à l’accueil pour m’identifier. Notre secrétaire s’appellait Marta. C’est une femme d’une grande gentillesse et d’une générosité qui m’impressionne encore. Après cela je me suis dirigé vers l’ascenseur pour rejoindre mon bureau qui est au 82ème étage. Dans l’ascenseur je me suis retrouvé avec Karen, Sean et Daniel, trois de mes collègues. On bossait tous au même étage. On a discuté du boulot. Quand nous sommes arrivés à l’étage concerné, notre premier réflexe devenu habitude fut de nous rendre à la cafétéria. Là nous avons pris chacun une tasse de café bien remplie – afin de nous revigorer de bon matin, et puis nous sommes allés rejoindre nos bureaux respectifs. Ils sont à l’opposé de la cafétéria.

 

  Je suis donc allé rejoindre mon bureau. J'ai sorti des papiers de ma serviette et les ai posés sur mon bureau. Puis j’ai allumé mon ordinateur et me suis laissé tomber dans ma chaise pour souffler un peu. Soudain la porte s’est ouverte et une voix m'a demandé : « Barry, excuse-moi de te déranger mais tu n’aurais pas la copie n° 4130 en double ? Moi je ne l’ai pas. » C’était Sandy, une collègue dont le bureau était à la droite du mien. […] Peu de temps après, c'était au tour de Megan, notre secrétaire. Seul le motif différa. Elle était venue m’apporter une pile de documents. Après quoi, j’ai regardé l’heure à ma montre. Il était huit heures quarante-quatre. C’est alors que, – tout proche d’ici, un bruit à vous percer le tympan s'est fait entendre. Ce même bruit a été suivi d’une forte secousse. J’ai de suite pensé à une de ces innombrables vibrations telles que l’on en entend parfois. Cependant, celle-ci avait quelque chose de différent. La tour dans laquelle nous nous trouvions avait fortement vacillé.

 

  Le choc provenait des étages supérieurs, c’était une certitude que j’auraisvoulu infirmer. Dans le bureau, les employés couraient dans tous les sens, en proie à une panique évidente. Prenant mon courage à deux bras, j’ai tenté d’organiser l’évacuation dans le calme. Ce fut là une entreprise plus difficile que prévu. Pour l’évacuation proprement dite, j’ai rassemblé les cents salariés que nous étions. Ensuite, je leur ai ordonné de descendre les escaliers aussi rapidement que leurs jambes leur permettaient de courir. Neuf d’entre eux s’apprêtaient à prendre égoïstement l’ascenseur. Fort heureusement, Karen, qui figurait parmi eux, leur ordonna de m’attendre.


 

Témoignage de Barry Jenkins (52 ans), alors employé au WTC 1 le 11/09/01.

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F
<br /> <br /> C'est de la fiction mais ça pourrait être vrai... ce jour là, beaucoup ont certainement vécu cette scène...<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Je voulais reconsituer le plus fidèlement possible l''horreur vécue par les rares survivants. Il y eu en effet un petit nombre de survivants.<br /> <br /> <br /> <br />